LETTRE OUVERTE AUX REPRESENTANTS LYONNAIS DES SALARIES ET DES ETUDIANTS
Vie chère, pouvoir d’achat : l’UMIH du Rhône appelle au dialogue et tend la main aux acteurs lyonnais mobilisés
Face aux tensions qui traversent Lyon et aux difficultés économiques qui touchent aussi bien les étudiants, les salariés que les indépendants et les commerçants, l’UMIH du Rhône publie une lettre ouverte aux acteurs lyonnais mobilisés contre la vie chère. Son message : ne pas opposer ceux qui partagent les mêmes difficultés, mais ouvrir le dialogue pour construire ensemble des solutions.
LETTRE OUVERTE AUX REPRÉSENTANTS LYONNAIS 2710
Des difficultés économiques qui nous concernent tous
Comment accepter qu’il devienne de plus en plus difficile de vivre dignement de son travail ? Comment rester indifférent aux difficultés des étudiants qui cherchent à poursuivre leurs études dans des conditions dignes, des salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois ou des chefs d’entreprise qui travaillent sans relâche sans toujours parvenir à se rémunérer correctement ?
À l’UMIH du Rhône, nous sommes convaincus que ces réalités ne doivent pas être opposées. Les professionnels des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs subissent eux aussi depuis plusieurs années la hausse des charges, la pression sur leurs marges et la baisse du pouvoir d’achat de leurs clients.
Les événements de ces dernières semaines à Lyon ont encore aggravé cette situation, fragilisant des établissements, des emplois et des familles.
Selon l’enquête menée par l’UMIH du Rhône auprès de ses adhérents, près de 30 % des répondants déclarent une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50 % sur les deux dernières semaines, par rapport aux deux premières semaines d’octobre.
Ne devenons pas les adversaires d’un combat que nous partageons
Si l’UMIH du Rhône entend les revendications liées au pouvoir d’achat et à la vie chère, elle alerte sur les conséquences des blocages, des dégradations et des violences pour les entreprises et leurs salariés.
Les cafés, les restaurants, les hôtels et les commerces ne sont pas responsables de la vie chère : ils en subissent eux aussi les conséquences. Fragiliser leur activité, c’est mettre davantage en difficulté des professionnels qui cherchent simplement à préserver leur outil de travail, leurs emplois et leurs revenus.
Se mobiliser pour défendre ses droits ne devrait pas conduire à fragiliser ceux qui partagent les mêmes préoccupations.
L’UMIH du Rhône appelle ainsi à privilégier des modes de mobilisation pacifiques et organisés, permettant aux revendications de s’exprimer sans pénaliser davantage l’activité économique lyonnaise.
Une invitation concrète à ouvrir le dialogue
Au-delà du constat, l’UMIH du Rhône souhaite faire émerger des solutions. Elle propose officiellement une rencontre aux organisations syndicales, aux représentants étudiants et aux collectifs citoyens mobilisés à Lyon, afin de confronter les réalités, d’échanger sur les difficultés rencontrées et d’identifier des pistes d’action communes.
Cette démarche ne vise ni à opposer les points de vue ni à minimiser les revendications. Elle part au contraire d’une conviction : les difficultés économiques doivent pouvoir être exprimées et entendues, sans que les uns aient à subir les conséquences des actions des autres.
« Nous sommes du même côté sur le constat. Ne devenons pas adversaires dans nos moyens d’action. »
À travers cette lettre ouverte, l’UMIH du Rhône tend la main aux acteurs lyonnais mobilisés. L’objectif est clair : faire du dialogue un levier pour porter les préoccupations communes et rechercher des réponses concrètes, dans le respect de chacun et de l’activité économique qui fait vivre notre territoire.
Consulter la lettre ouverte : Ne devenons pas les adversaires d’un combat que nous partageons.
